la pédophilie est une paraphilie caractérisé par l'attirance sexuelle persistante d'un adulte ou d'un adolescent envers les enfants(habituellement prépubères ou au début de leur puberté). Cette attraction doit par ailleurs être associée à une souffrance cliniquement significative ou à une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Une personne ayant cette attirance est décrite comme étant « pédophile »
Dans la société moderne, ce type d'attirance est reconnue comme une perversion sexuelle et, dans les cas des adultes, les activités s'y rapportant sont condamnées par la loi6, notamment en raison du fait qu'une personne n'ayant pas la majorité sexuelle ne peut apporter un consentement éclairé7. Les passages à l'acte de pédophiles, dans le cas des relations sexuelles entre un adulte et un enfant — au-dessous de la majorité sexuelle — constituent, juridiquement, des abus sexuels sur mineur.
Dans le langage courant, le terme « pédophilie » est souvent utilisé pour désigner la pédopornographie et les abus sexuels sur mineur dans leur ensemble, quels que soient l'âge des victimes mineures. Il apparaît dans le diagnostic psychiatrique de 25 à 50% des personnes abusant sexuellement d'enfants, les autres souffrant d'un autre type de trouble. Mais ce n'est pas une notion juridique, le terme n'est pas utilisé dans la loi.
Le terme « pédocriminalité » est parfois employé pour qualifier les délits relevant de la pédophilie, qu'il s'agisse d'abus sexuels ou de pédopornographie De nombreuses associations de défense des droits des enfants militent pour remplacer, dans le langage courant, le mot « pédophilie » par « pédocriminalité », qui reflète mieux la notion de violence et d'infraction
Le mot « pédophilie » est formé des radicaux grecs παῖς / paîs (« enfant ») et φιλία / philía (« amitié »). Le sens étymologique du mot conduit donc à l'amitié pour les enfants. En fait, le mot « pédérastie » conviendrait mieux au sens actuel donné au mot pédophilie, puisque pédérastie est formé des radicaux παῖς / paîs (« enfant ») et ἔρως / érôs (« amour sexuel »).
Le mot français « pédophile », sous la graphie « pædophile », est attesté en français dans un sens moderne en 1788 dans une traduction des œuvres de Lucien, et le mot « pédophilie » est attesté en 1847 La notion de « pédophilie érotique » a été créée en 1896 par le psychiatre autrichien Richard von Krafft-Ebing, qui a employé l’expression latine pædophilia erotica Auguste Forel, en la traduisant en français (« pédophilie érotique »), a préféré lui substituer le néologisme, jamais repris, de « pédérose ».
Par la suite, on a abrégé en « pédophilie », et le pédophile est devenu, à côté des grandes figures du pédéraste, du sodomite et de l’inverti, un type mineur d’homosexuel. Le mot, rarement employé depuis le début du xxe siècle, est réapparu dans les années 1960 et surtout 1970 dans le contexte de la révolution sexuelle (voir le § Années 1960-1980).
Au xxe siècle, le terme a acquis une connotation très négative et est souvent utilisé comme synonyme de violeur d'enfants.
Dans le langage courant, le terme « pédophilie » est souvent utilisé pour désigner les abus sexuels sur mineur dans leur ensemble quels que soient l'âge des victimes mineures ou le diagnostic psychiatrique émis sur les personnes commettant ces faits. Le criminel Marc Dutroux a ainsi été considéré par les experts comme étant, au sens purement psychiatrique du terme, non pas un pédophile, mais un pervers sadique non focalisé sur la jeunesse de ses victimes. L'affaire Dutroux est néanmoins l'une des affaires criminelles les plus notoirement associées au mot pédophilie en France
Le terme « pédophilie » peut également être utilisé pour désigner la pornographie mettant en scène des enfants et la consommation de celle-ci. L'expression « pédocriminalité » est parfois employée pour qualifier les délits relevant de la pédophilie, qu'il s'agisse d'abus sexuels ou de pédopornographie
Aucune cause n'a pour le moment pu être démontrée, d'autant que les études sont souvent menées sur des échantillons non représentatifs car les sujets sont à la fois pédophiles et pédocriminels Ces études montrent chez les sujets une corrélation plus ou moins prononcée avec des perturbations neuro-développementales : QI inférieur, blessures cérébrales, dysfonctionnement et anormalités cérébrales, des troubles durant des périodes critiques du développement et des anormalités chromosomiques Ces comportements pédocriminels sont retrouvés de manière plus fréquentes lorsque des abus sexuels ont été vécus au cours de l'enfance, particulièrement chez les femmes pédophiles. Le comportement antisocial est un facteur à risque quant à la persistance de l'abus sexuel
Dans leur étude de 1986, David Finkelhor et Sharon Araji identifient quatre causes :
- Congruence émotionnelle : arrêt du développement, manque d'estime de soi, traumatisme symbolique, identification avec l'agresseur, identification narcissique.
- Excitation sexuelle : expérience (traumatique) de l'enfance, conditionnement opérant, mauvaise attribution sexuelle, facteurs biologiques.
- Blocage psychologique : conflit d’Œdipe, anxiété de castration, peur des femmes, expérience traumatisante avec la sexualité adulte, mauvaise adaptation sociale.
- Désinhibition : trouble de l'impulsivité, sénilité, dépendances, psychoses, stress situationnel, « comportement incestueux ».
La congruence émotionnelle est remise en cause, les pédophiles hétérosexuels étant motivés plutôt par de la gratification sexuelle
https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dophilie


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